Le duc d’Aumale ( 1822-1897 )

Le duc d’Aumale ( 1822-1897 )

portrait du  duc d'Aumale en 1840

Le 16 janvier 1822, naît à Paris, au Palais-Royal, Henri-Eugène-Philippe-Louis d’Orléans, titré duc d’Aumale.
Il est le neuvième enfant et le cinquième fils de Louis-Philippe, duc d’Orléans, qui deviendra Roi des Français en 1830 et de Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, princesse de Salerne, nièce de la reine Marie-Antoinette.
En 1830, à la mort du dernier Condé, il hérite le domaine de Chantilly.
Pour l’éducation du duc d’Aumale, le choix du roi s’était arrêté sur un jeune professeur, M. Alfred Cuvillier-Fleury, pour lequel le prince eût toute sa vie une grande affection. 

M. Cuvillier-Fleury, fut secrétaire du duc pendant sa vie militaire et son ami tout au long de sa vie. Plus tard, M. Cuvillier-Fleury étant devenu aveugle, le duc allait le voir et lui lisait des fragments de ses oeuvres.

Les études du jeune duc se poursuivent à Paris au collège Henri IV et plusle duc d'Aumale en 1843 tard à Sorbonne. Son esprit est surtout attiré par les lettres anciennes, grecques et latines, ensuite par l’histoire.

A la fin des études le duc se consacre à la carrière militaire. Couronné au concours général le 20 août 1839, le lendemain il rejoint le 4e régiment d’infanterie légère, dans lequel il était incorporé.
Capitaine à 17 ans, colonel à 19 ans, général à 21 ans, il se distingue à la prise de la smalah d’Abd-el-Kader, le 16 mai 1843.

portrait de  Marie Caroline Auguste de Bourbon-Deux Sicilies par Franz_Schrotzberg

Le 25 novembre 1844, il épouse Caroline-Auguste de Bourbon princesse de Deux-Siciles (née le 26 avril 1822), fille du prince de Salerne et de l’archiduchesse Marie – Clémentine.
La famille fête le 25 novembre 1845 la naissance, à Saint-Cloud, de Louis d’Orléans, prince de Condé.

Il devient gouverneur de l’Algérie, en septembre 1847  et le 23 décembre 1847, Abd el-Kader fait sa soumission au duc d’Aumale. En 1848, la révolution oblige le duc d’Aumale et sa famille à s’exiler en Angleterre. Son éloignement durera 23 ans.

 

Orléans House à Twickenham

Ils habitent à Twickenham, dans “l’Orléans House”, qu’il avait acheté en 1855.
Pendant son exil, le duc d’Aumale va bénéficier de l’institution de trust (inventée au temps des croisades, cette notion est toujours en vigueur en Grande-Bretagne) qui lui permet de garder la propriété du domaine de Chantilly en dépit du décret du 25 janvier 1852, relatif à la restitution à l’État des biens de la famille d’Orléans. Le domaine de Chantilly paraît être vendu à deux Anglais: Edward Marjoribanks et Edmund Antrobus, gérants associés à la banque Coutts & Co. , la banque du duc d’Aumale. Pendant les années d’exil du duc d’Aumale, ces deux banquiers vont venir régulièrement à Chantilly, pour gérer le domaine, organiser des festivités et réceptions.

Le duc reçoit les revenus qui vont être employés dans l’intérêt du domaine de Chantilly, pour la reconstruction ( coût énorme, comparable à celui de l’Opéra Garnier) et l’acquisition des collections. Au lendemain de la chute du Second Empire, le duc d’Aumale retrouve sa propriété sans difficulté. Les propriétaires apparents s’effacent et disparaissent. Il est possible que les représentants de Napoléon III aient compris cette construction juridique, mais ils ne pouvaient pas intervenir dans un mécanisme qui avait sa source et ses moyens d’exécution en Angleterre. En plus, l’éloignement du duc d’Aumale convenait à ceux qui redoutaient son prestige personnel.
La couronne de la Grèce est offerte au duc d’Aumale, mais l’obligation de consentir que son héritier devienne grec, non seulement de nationalité mais aussi de religion, le fait refuser cette honneur.
Le duc se dédie à l’écriture de “l’Histoire des princes de Condé“, soutenu par sa femme qui copie de sa main les deux premières volumes.
C’est en Angleterre, qu’un deuxième enfant, François d’Orléans duc de Guise naît, le 5 janvier 1855.

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le duc d'Aumale, portrait de 1860L’année 1866 est terriblement douloureuse pour la famille.
En février, son fils aîné, le prince de Condé embarque pour un voyage autour du monde, avant le mariage prévu avec sa cousine Margueritte, fille du duc de Nemours. Le 24 mai, le duc reçoit une dépêche annonçant la mort du prince de Condé à Sydney, en Australie, suite d’une fièvre typhoïde. Deux mois avant, le 24 mars, c’était la mort de sa mère, la reine Marie-Amélie. Le coup est trop lourd pour la duchesse d’Aumale qui s’éteint trois ans après, le 6 décembre 1869.

En 1870 la guerre avec la Prusse éclate et le duc d’Aumale et ses frères, le prince de Joinville et le duc de Chartres viennent à Paris et demandent de servir dans les rangs de l’armée française. Après un refus formel, ils se voient forcés, sur l’ordre du gouvernement de quitter la France. Ils refusent cependant d’en sortir sans passeports officiels, et ne partent qu’en possession de ces documents.
En 1871 le duc d’Aumale est élu député de l’Oise et accompagné par son frère le prince de Joinville rentre en France à Bordeaux où l’Assemblée nationale devait se réunir.

Pendant la Commune, ils sont à Dreux et la famille du duc rentre en France, le 6 juillet 1871, après l’abrogation des lois d’exil.

Le 28 octobre 1871 ils arrivent au château de Chantilly assez dénué de tout ce qui est nécessaire à l’habitation. Le château ne fut remeublé que l’hiver suivant, lorsque le duc fit venir d’Angleterre les meubles et la bibliothèque qui, en partie, s’y trouvent encore aujourd’hui.
Cuvillier-Fleury

Le 30 décembre le duc est élu à l’Académie française en remplacement du comte Charles de Montalembert et il va être reçu le 3 avril 1873, par son ancien précepteur Cuvillier-Fleury.

Un coup terrible frappe de nouveau le duc, le 25 juillet 1872, quand son deuxième fils, le duc de Guise meurt à Paris suite à une fièvre.
Le mois de mars 1872, le gouvernement lui avait rendu son épée et en octobre 1873 il présida le conseil de guerre qui jugea le maréchal Bazain, responsable de la capitulation de Metz en 1870. A un moment, le maréchal rappela au duc d’Aumale la situation désastreuse au moment de sa défaite: « Il n’y avait plus de gouvernement, il n’y avait plus la loi, il n’y avait plus rien! »
Le Duc répondit:

« Il y avait encore la France!« 

le duc d'Aumale, 1880Ensuite, le 12 décembre, il reçoit le commandement du 7e corps d’armée.

Il exerce pendant six ans le commandement et en 1879 il est nommé inspecteur général des corps d’armée. Cette inspection au cours de laquelle il parcourut une partie du nord et tout le midi, fut son dernier acte militaire dans le service active.

 

château de ChantillyA partir de 1876 il commence la reconstruction du château de Chantilly.

En 1883 le duc et d’autres princes de sa famille qui appartenaient à l’armée furent mis en non activité par retrait d’emploi. Rentré si brusquement dans la vie civile, le duc d’Aumale retiré à Chantilly reprend ses activités littéraires et accompagné de ses invités, chasse dans la forêt du domaine.

Le 3 juin 1884 il écrit son testament par lequel, il lègue le domaine de Chantilly à l’Institut de France. Lorsque la Chambre des députés et le Sénat votent l’expulsion « des chefs des familles ayant régné sur la France » et les princes ayant servi dans les armées de terre et de mer sont rayés des cadres, le duc d’Aumale ne contient pas sa douleur.

Le 15 juillet 1886 il part pour son deuxième exil et transforme son testament en donation par l’acte de 26 octobre 1886. Il partage son temps entre l’Angleterre, la Belgique et la Sicile et termine le cinquième volume de « l’Histoire de princes de Condé« .

Le 9 mars 1889 il revient à Paris après la signature du décret qui l’autorise de rentrer en France.
Chantilly le reçoit avec joie, la population vient lui souhaiter la bienvenue. Une souscription publique est ouverte et la population de Chantilly lui offre une belle médaille qui se retrouve, aujourd’hui dans les vitrines du musée.

le duc d'Aumale portrait de 1890Le duc retrouve le goût de la vie, il entreprend de travaux d’embellissement du château qu’il a donné à la France.

Il restaure avec plaisir la maison de Sylvie, en rajoutant un salon aux magnifiques boiseries. Il fait graver à l’extérieur de la maison les verses du poète Théophile de Viau.

 

Dans la château il retrouve les livres dont il ne cesse d’augmenter le nombre. Il reçoit ses invités à Chantilly ou en Italie, à son domaine de Zucco.

C’est à Zucco qu’il s’éteint, la nuit de 6 vers 7 mai 1897, à deux heures du matin. Le 17 mai eut lieu, à l’église de la Madeleine de Paris, le service des obsèques du duc d’Aumale, et les troupes saluèrent le cercueil en un dernier hommage. Le duc d’Aumale repose à Dreux dans le mausolée royal à côté des siens, la duchesse sa femme et ses deux fils.

Duc d'Aumale, statue équestre ChantillyLa ville de Chantilly, à l’initiative du maire Omer Vallon, ouvre une souscription publique pour ériger une statue en hommage au duc d’Aumale. 75 000 F (228 673E) sont collectés, et la statue est inauguré le 15 octobre 1899.

Oeuvre du sculpteur J.-L. Gérome, la statue représente le duc d’Aumale, en uniforme militaire, en un geste de salut vers la ville qu’il a tant aimé. Ses faits d’armes célèbres (la prise de la smalah d’Abd-el-Kader et la reddition de celui-ci) sont représentés sur le socle.
Le respect qui a entouré le duc d’Aumale, se retrouve dans les honneurs qui lui ont été accordés:

  • il a été élu à l’Académie française (30 décembre 1871),
  • à l’Académie de Sciences morales et politiques (30 mars 1889),
  • à l’Académie de Beaux-Arts (14 février 1880),
  • nommé directeur de l’académie de Besançon,
  • élu à l’Académie royale de Bruxelles,
  • nommé docteur honoraire de l’Université d’Oxford.
  • Il était Grand-Croix de la Légion d’honneur depuis 1842.


Mais rappelons aussi sa bonté, ses gestes de bienveillance:  il agrandit « la Charité », en rajoutant des salles pour les malades, une crèche, une salle de classe, un asile pour l’enfance; par son testament, a fait au Conseil général d’Oise un don pour venir en aide aux prêtres âgés de la diocèse de Beauvais.

Visite des appartements privés du duc et de la duchesse d’Aumale, le 3 et le 10 mai 2019

Visite des appartements privés du duc et de la duchesse d’Aumale, le 3 et le 10 mai 2019

En complément de la conférence de monsieur Deldicque, conservateur du patrimoine, le conseil d’administration de l’ASCE a le plaisir de vous inviter à la visite des appartements privés, récemment restaurés, du duc et de la duchesse d’Aumale.

Deux visites sont organisées, les après-midi des 3 et 10 mai prochains.
En raison de l’étroitesse des lieux, nous ne pouvons accueillir que 12 personnes par visite, aussi nous vous demandons de vous inscrire rapidement, les places étant limitées.

Si la visite guidée par monsieur Deldicque nous est offerte, vous aurez néanmoins à vous acquitter du droit d’entrée au château (17€), sauf en votre qualité de membre de la société des Amis du Musée Condé qui vous assure la gratuité.
Nous nous donnerons rendez-vous à 13h30 devant la grille d’entrée du château.

Inscrivez-vous par mail au contact@asce-chantilly.fr, en précisant le choix de la date (attention la date de 10 mai est presque complète), le nombre de personnes, et votre qualité de membre ou non le l’association « Les Amis du Musée Condé ».

Nous vous confirmerons en retour votre réservation.

Institut de France : 80 ans d’administration du Domaine de Chantilly

le duc d'Aumale

« C’est en 1886 que le duc d’Aumale, chassé de France par la loi d’exil, répondrait à la mesure qui le frappait en donnant à l’Institut, dont il était membre à un double titre, le domaine de Chantilly, son château, sa bibliothèque, les riches collections du Musée Condé, son parc et, avec sa forêt de 7000 hectares, ses fermes, ses maisons et son champ de courses, les moyens d’entretenir ce sanctuaire d’histoire et d’art ».
(P Brissaud  –  L’Institut de France)

Le 13 mai 1897, le décès du duc d’Aumale est porté à la connaissance des membres de la Commission administrative centrale de l’Institut, réunis en séance extraordinaire.
Le 31 décembre, le Président de la République, Félix Faure, signe le décret autorisant l’Institut de France à accepter les libéralités du Prince et, le 12 janvier 1898, l’Assemblée générale des cinq Académies se prononce à l’unanimité pour cette acceptation.

Bien que de nombreuses parcelles de terre ou de bois aient disparu, les limites actuelles du domaine ont peu varié depuis quatre-vingts ans. De Senlis à Gouvieux, de Saint-Maximin à Orry la Ville, de Pontarmé à Asnières-sur-Oise, il s’étend sur tout ou partie de seize communes.

Connaissant bien la charge que représentait l’entretien du château, du parc et des oeuvres d’art, le duc d’Aumale avait désigné, dans son testament, les parties de forêts et de terres que l’on pourrait aliéner environ un tiers de l’ensemble.
Cette possibilité fut assez largement utilisée pour faire face à certaines grosses dépenses d’investissement, pour combler le déficit de quelques années sombres, au moment de la crise de 1932 en particulier, ou pour pallier la mévente momentanée des bois. On y fut également conduit ou contraint lorsque les collectivités publiques s’installèrent sur ces parcelles quelquefois importantes du domaine (construction de logements ouvriers, d’établissements d’enseignement – Lycée de Chantilly), expropriations pour le passage de routes ou pour la création de cimetières.

Comment les Fondations de l’Institut de France sont-elles administrées ?

Lorsqu’un legs est consenti en faveur d’une Académie, c’est la Commission administrative de cette Académie qui le gère en toute souveraineté.
Si, par contre, le legs est consenti en faveur de l’Institut de France, sans autre précision, c’est à l’ensemble des cinq Académies qu’incombe cette gestion. Celle-ci s’exerce alors par le truchement d’une commission de 17 membres qui s’appelle la Commission administrative centrale de l’Institut de France et que forment les Secrétaires perpétuels des cinq Académies, le Chancelier de l’Institut et deux membres de chaque Académie.

Comme il existe plus de cent Fondations qui ont été ainsi constituées au sein de l’Institut et que certaines d’entre elles sont importantes (Siegfried Jacquemart André) voire très importantes (Chantilly), il est nécessaire que leurs problèmes soient étudiés avant d’être soumis aux décisions de la Commission administrative centrale.

Pour Chantilly, ces études préalables sont confiées, successivement, au Conseil des Conservateurs, puis à la Sous-commission de Chantilly qui peut prendre, par délégation, certaines décisions et soumet à la Commission administrative centrale toutes les questions importantes (recrutement de personnel « cadres », achat et vente d’immeubles, arbitrage de valeurs mobilières, vote des budgets annuels, etc. .. )
On peut affirmer qu’il suffit de se reporter aux quelques centaines de procès-verbaux qui ont été rédigés par cette Commission depuis 1897, date à laquelle l’Institut a pris possession du legs du duc d’Aumale, pour savoir ce que fut l’essentiel de la vie du Domaine durant les quatre vingt dernières années.
La lecture de ces procès-verbaux est passionnante; écrits dans une langue claire et précise, ils montrent comment ont vécu les personnels du Domaine, comment ont varié ses recettes et ses dépenses, quels furent ses rapports avec ses locataires et ses fermiers, ses démêlés avec certaines administrations, comment il a entretenu ses bâti­ments, ses collections, sa forêt…

Quelques aspects de la donation faite par le duc d’Aumale

 

– Le testament et ses codicilles

Le testament olographe est fait à Chantilly le 3 juin 1884. Entre 1887 et 1897, l’année de sa mort, le duc d’Aumale y ajoutera de nombreux codicilles. Le testament est déposé chez Me Fontana à Paris et ne pourra être publié avant 1997.(*cette conférence a été publiée en mars 1979 )

Une valeur inestimable qui façonne le destin de Chantilly

L’acte de donation établit la nomenclature du domaine qui s’étend sur 9057 ha. Il comprend le château et ses dépendances, des parcs, des jardins, des canaux, des étangs, des bois, des forêts, des prés et des marais, sur les communes de Chantilly, Lamorlaye, Le Lys, Royaumont, Luzarches, Viarmes, Asnières, Pontarmé, Vineuil, Saint-Firmin, Saint-Maximin, Apremont, Gouvieux, …
Les livres et objets d’art du Musée Condé sont estimés à l’époque à 15 millions de francs, les 28.000 livres de la bibliothèque représentent à eux seuls 5 millions.

domaine de Chantilly

– La raison essentielle de cette donation,

est de conserver à perpétuité à la France le domaine de Chantilly dans son intégrité et le mettre à la disposition du public avec les richesses d’art et les souvenirs historiques qu’il renferme.

– Pourquoi à l’Institut ?

logo Institut de France

Le Duc l’explique ainsi:

« Voulant conserver à la France le domaine de Chantilly dans son intégrité avec ses bois, ses pelouses, ses eaux, ses édifices et ce qu’ils contiennent: trophées, tableaux, livres, archives, objets d’art, tout cet ensemble qui forme un monument complet et varié de l’art dans toutes les branches de l’histoire de ma patrie à des époques de gloire, j’ai résolu d’en confier le dépôt à un corps illustre qui m’a fait l’honneur de m’appeler dans ses rangs à un double titre et qui, sans se soustraire aux transformations inévitables des sociétés, échappe à l’esprit de faction comme aux secousses trop brusques, conservant son indépendance au milieu des fluctuations politiques« .

– Des biens aliénables et des biens inaliénables

La donation s’accompagnait de servitudes et d’obligations à la charge de l’Institut. Une carte de biens aliénables était dressée afin de trouver des revenus supplémentaires pour aider l’Institut à s’acquitter de ses tâches.

« L’Institut doit conserver à perpétuité au domaine entier et aux collections qu’il renferme leur caractère et leur destination… Il doit prendre les dispositions nécessaires pour que les galeries et les collections qui porteront le nom de Musée Condé soient ouvertes aupublic et accessibles en tout temps aux étudiants, aux hommes de lettres et aux artistes pour leurs travaux. Les parcs et jardins doivent aussi être ouverts au public …« 

Château de Chantilly

– Conditions particulières

  • Le remboursement d’un prêt à long terme du Crédit Foncier de France :

L’Institut devait « acquitter annuellement jusqu’à complet amortissement les sommes dues au Crédit Foncier de France…  »
La charge provenant de ces annuités « s’éteindra en 1934 » soit 37 ans après la mort du duc d’Aumale.

  • Le duc d’Aumale avait prévu en particulier:

différents avantages pour les enfants habitant Chantilly mais les rentes qu’il y a affectées sont pratiquement réduites à néant. De même les services au département de l’Oise (rentes et allocations) sont maintenant tombés en désuétude.

  • Dispositions prises en faveur de son personnel

« Le donateur désire que l’Institut conserve dans les emplois qu’ils occupent les gardes et serviteurs qui seront, au jour de son décès, attachés au Domaine de Chantilly; ceux de ses employés qui, sans motifs légitimes et contrairement à leur volonté, ne seront pas maintenus en fonction devront recevoir une allocation viagère de retraite réversible proportionnellement, le cas échéant, sur leurs veuves et calculée sur les bases du règlement institué par le donateur au mois de février 1875… « 

Note: Nous reprenons ici presque intégralement, le texte de cette conférence publiée en mars 1979.
Les photos qui accompagnent cette présentation ne se trouvent pas dans l’édition papier, qui est complété par une série de 14 portraits-charges de George Edward, dit « Teddy » (1866-?).
Tous les personnages figurant sur cette galerie satirique étaient des familiers de Chantilly et tous ont appartenu à l’Académie française.

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