Parmi les trésors du château de Chantilly, un manuscrit médiéval recèle une image qui intrigue encore aujourd’hui historiens… et passionnés d’ovnis.
Et si, au cœur des collections du château de Chantilly, se cachait l’une des énigmes les plus troublantes du Moyen Âge ?
Dans le cercle des ufologues, une image conservée dans un manuscrit ancien alimente depuis longtemps les spéculations. Certains y voient la trace d’une visite extraterrestre, d’autres l’indice d’une technologie oubliée, terrestre ou non, dont nous aurions perdu la trace.
Le manuscrit en question, « Le Livre de bonnes mœurs », est rédigé vers 1400. À travers ses textes et ses enluminures, il propose conseils moraux et réflexions sur la brièveté de la vie — « brieve et de petite durée ». Les illustrations sont attribuées au Maître de Luçon, également connu sous le nom de Maître d’Étienne Loypeau, un enlumineur actif à Paris entre 1390 et 1417. L’ouvrage est offert le 4 mars 1410 au duc Jean de Berry par son auteur, Jacques Legrand (Jacobus Magnus (1360 ?-1425 ?)), ermite de Saint-Augustin et prédicateur.
Imprimé à Paris en 1499 par Jehan Trepperel, ce livre rejoint les collections du duc d’Aumale en 1867, à l’occasion de la vente Yéméniz, et il est enregistré sous le numéro 1338 de son catalogue. À ce jour, seuls deux autres exemplaires sont connus, conservés à Nantes et à Saint-Pétersbourg.
Mais c’est une image bien précise qui intrigue.
Au folio 129 verso, la scène semble pourtant familière : la roue de la Fortune, héritée des mythologies antiques et médiévales, tourne sous l’impulsion de la déesse Fortune. Elle distribue, de manière imprévisible, prospérité et malheur aux hommes riches ou pauvres, qui attendent leur destin — car ici, détail révélateur, seuls des personnages masculins sont représentés.
Et pourtant…
Au centre de la composition, dans un ciel d’un bleu profond parsemé d’étoiles d’une forme curieuse, étonnamment visibles en plein jour, apparaît un objet singulier. Une sphère dorée, aux reliefs marqués, semblant flotter dans les airs.
Ce n’est pas le soleil.
Sa structure paraît solide, presque mécanique, et l’on distingue dans sa partie inférieure une ouverture, comme un accès.
Que représente réellement cet étrange objet ?
Pour certains ufologues, il s’agirait d’une des plus anciennes représentations d’un engin venu d’ailleurs.
Les esprits plus rationnels y voient un symbole : le « disque du monde », allégorie de la Fortune elle-même. D’autres encore avancent une hypothèse plus audacieuse — celle d’une sorte de montgolfière, imaginée bien avant son invention officielle.
Entre interprétation symbolique et vision anachronique, l’image demeure insaisissable.
Objet céleste, invention oubliée ou simple métaphore médiévale ?
Le mystère reste entier… et la question, elle, continue de nous hanter : Sommes-nous seuls ?
